Le 20 janvier 2009, Barack Obama a prêté serment en direct sur les chaînes du monde entier, devenant officiellement le nouveau président américain, devant des millions de personnes, et beaucoup d'autres devant leur téléviseur. Lors de la cérémonie, le protocole exigeant une allocution religieuse, Barack Obama a sollicité la prière du révérend Rick Warren, pasteur médiatique d'une église géante (megachurch) Saddleback Church de Lake Forest, en Californie.
«Aujourd'hui, nous ne nous réjouissons pas seulement de la passation de pouvoir paisible pour la 44e fois. Nous célébrons un tournant historique, avec l'investiture du premier président noir des États-Unis, a déclaré Rick Warren depuis les marches du Capitole . Nous sommes reconnaissants de vivre dans ce pays, un pays aux opportunités illimitées, où le fils d'un immigrant africain peut parvenir au niveau le plus élevé». «Aide-nous, Ô Dieu, à nous souvenir que nous sommes des Américains unis, non pas par la race, la religion ou le sang, mais par notre engagement envers la liberté et la justice pour tous», a ajouté le pasteur avant de terminer son sermon par un Notre Père.
Le choix du pasteur Warren, connu pour ses positions contre l'avortement et le mariage gay, avait scandalisé les homosexuels, ainsi que les groupes progressistes. En France, pays farouchement laïc déjà horrifié de constater que les États-Unis, malgré le syncrétisme religieux du nouveau président, reste profondément ancré dans le christianisme, les critiques ont été nombreuses dans les médias. Ainsi, l'hebdomadaire de gauche L'Express a immédiatement vu en Rick Warren une "faute de goût" de la part du nouveau président. Et pendant que la presse de droite spécule sur ce que représente exactement le protestantisme évangélique dont le pasteur est issu, les sites internet de la communauté homosexuelle sont les plus virulents: il est vrai que Rick Warren considère l'homosexualité comme équivalente "au mariage d'un frère avec sa s½ur".
Cette polémique dissimule en réalité plusieurs aspects. D'une part, elle témoigne de l'ignorance crasse des médias français envers le phénomène évangélique. La galaxie des Églises d'inspiration protestante qui se multiplient sur Terre et sont majoritaires aux U.S.A. n'est pas un bloc dévoué à l'impérialisme américain, mais l'expression d'une foi chrétienne époustouflante en réaction aux problèmes de notre société et qui va de pair avec la mondialisation. Dans le cas du Rick Warren, le personnage est plus ambigu qu'on ne le pense. Ancien maître-nageur, fils de pasteur et docteur en théologie, ce révérend a crée une cathédrale moderne en Californie dans les années 1990. Il s'affirme aujourd'hui comme le représentant de l'évangélisme global, adapté à la modernité, mais qui reste inflexible sur la vision traditionnelle du mariage et de la famille, d'où le refus des homosexuels. Pourtant, contrairement à ses confrères pasteurs, le Rev Warren n'a pas fait de la défense des valeurs morales son cheval de bataille, préférant dénoncer la pollution, le SIDA et la faim dans le monde. Or, la quasi-totalité des critiques, français en tout cas, l'ignore.
Enfin, elle montre la détermination du lobby gay, qui a soutenu Barack Obama a bout de bras durant sa campagne électorale. Champion du progressisme, le nouveau président a en effet promis qu'il légaliserait le mariage homosexuel dès son entrée à la Maison-Blanche ; l'intervention du pasteur a donc été vécue comme une sorte de trahison chez les militants homosexuels. L'accession au pouvoir de Barack Obama est, aux yeux des communautés gays d'Europe le signal pour une libéralisation généralisée de l'homosexualité... Des motivations partisanes qui sonnent comme un chantage imposé aux autorités politiques. Mais, comme le soulignait justement le Rev Warren, "on ne peut changer la définition du mariage en fonction de 2 % de la population".
«Aujourd'hui, nous ne nous réjouissons pas seulement de la passation de pouvoir paisible pour la 44e fois. Nous célébrons un tournant historique, avec l'investiture du premier président noir des États-Unis, a déclaré Rick Warren depuis les marches du Capitole . Nous sommes reconnaissants de vivre dans ce pays, un pays aux opportunités illimitées, où le fils d'un immigrant africain peut parvenir au niveau le plus élevé». «Aide-nous, Ô Dieu, à nous souvenir que nous sommes des Américains unis, non pas par la race, la religion ou le sang, mais par notre engagement envers la liberté et la justice pour tous», a ajouté le pasteur avant de terminer son sermon par un Notre Père.
Le choix du pasteur Warren, connu pour ses positions contre l'avortement et le mariage gay, avait scandalisé les homosexuels, ainsi que les groupes progressistes. En France, pays farouchement laïc déjà horrifié de constater que les États-Unis, malgré le syncrétisme religieux du nouveau président, reste profondément ancré dans le christianisme, les critiques ont été nombreuses dans les médias. Ainsi, l'hebdomadaire de gauche L'Express a immédiatement vu en Rick Warren une "faute de goût" de la part du nouveau président. Et pendant que la presse de droite spécule sur ce que représente exactement le protestantisme évangélique dont le pasteur est issu, les sites internet de la communauté homosexuelle sont les plus virulents: il est vrai que Rick Warren considère l'homosexualité comme équivalente "au mariage d'un frère avec sa s½ur".
Cette polémique dissimule en réalité plusieurs aspects. D'une part, elle témoigne de l'ignorance crasse des médias français envers le phénomène évangélique. La galaxie des Églises d'inspiration protestante qui se multiplient sur Terre et sont majoritaires aux U.S.A. n'est pas un bloc dévoué à l'impérialisme américain, mais l'expression d'une foi chrétienne époustouflante en réaction aux problèmes de notre société et qui va de pair avec la mondialisation. Dans le cas du Rick Warren, le personnage est plus ambigu qu'on ne le pense. Ancien maître-nageur, fils de pasteur et docteur en théologie, ce révérend a crée une cathédrale moderne en Californie dans les années 1990. Il s'affirme aujourd'hui comme le représentant de l'évangélisme global, adapté à la modernité, mais qui reste inflexible sur la vision traditionnelle du mariage et de la famille, d'où le refus des homosexuels. Pourtant, contrairement à ses confrères pasteurs, le Rev Warren n'a pas fait de la défense des valeurs morales son cheval de bataille, préférant dénoncer la pollution, le SIDA et la faim dans le monde. Or, la quasi-totalité des critiques, français en tout cas, l'ignore.
Enfin, elle montre la détermination du lobby gay, qui a soutenu Barack Obama a bout de bras durant sa campagne électorale. Champion du progressisme, le nouveau président a en effet promis qu'il légaliserait le mariage homosexuel dès son entrée à la Maison-Blanche ; l'intervention du pasteur a donc été vécue comme une sorte de trahison chez les militants homosexuels. L'accession au pouvoir de Barack Obama est, aux yeux des communautés gays d'Europe le signal pour une libéralisation généralisée de l'homosexualité... Des motivations partisanes qui sonnent comme un chantage imposé aux autorités politiques. Mais, comme le soulignait justement le Rev Warren, "on ne peut changer la définition du mariage en fonction de 2 % de la population".


